Archives mensuelles : janvier 2014

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« Voilà l’aurore » : du Noir serré. Très serré.

Très belle critique, argumentée, de Patrice Dauthie,  après sa lecture du roman noir « Voilà l’aurore ».  Merci à lui.

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cliquez sur l’image pour accéder au livre

« Un scénario comme celui-là, n’importe quel auteur en aurait tiré 500 pages. Pas Damien. Avant de commencer, il faut partir d’un postulat : les codes et les règles, en matière de littérature, sont fixés pour les autres, pas pour lui. Dans certaines feuilles, ne cherchez pas la trilogie « sujet, verbe, complément ». Il s’en fout. On est dans l’écriture du ressenti immédiat, du visuel, du tactile… Dans d’autres passages, il les applique pourtant, les règles, avec bien plus de maestria que certains auteurs de « blanc ». Un peu comme dans son « Fin d’Amérique ». Ce livre est un accélérateur de particules, on a parfois envie de crier à l’auteur, à cet amoureux des belles mécaniques : « C’est comment qu’on freine ? » comme le grand Bashung. Et tout à coup, il trouve la pédale de frein le bougre, et là, on se trouve con comme un éjaculateur précoce. C’est beau, c’est bien… mais ça passe vite, beaucoup trop vite. Surtout pour un contemplatif comme moi, qui aime rétrograder dans la digression. Pas pour allonger la sauce, mais pour souffler un peu. Un livre à recommander d’urgence à ceux qui ont horreur de s’emmerder et qui ont du souffle. Des malfrats ? Y en a. Des belles bagnoles ? Y en a. Des jolies gueuses ? Y en a. Des fumiers de la pire espèce ? Y en a. Des rebondissements ? Y en a. Du Noir donc. Pas comme les autres, c’est sûr. Mais si tous les auteurs faisaient la même chose hein ?, je ne vous fais pas de dessin… Du Noir donc. Mais serré, très serré… et diablement efficace. « 

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Gaëlle Perrin-Guillet sera ce week-end au salon du polar de Drap (06)

En fin de semaine dernière, Gaëlle se trouvait au salon « Le Canard Policier » à Dainville (62). C’est sur cette rencontre qu’a été prise la photo de notre Une.

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Ce week-end, toujours pour dédicacer ses ouvrages dont le très apprécié des lecteurs et critiques  » Haut le chœur « , elle sera à Drap (06) pour le salon du Polar. (cliquez pour accéder aux informations sur cet événement)

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salon Polar à Drap

 

Alors, si vous êtes dans le coin, et si vous voulez rencontrer Gaëlle Perrin-Guillet et vous faire dédicacer son excellent thriller  » Haut le choeur  » (les avis sur ce livre en cliquant), n’hésitez pas à faire le déplacement. Elle vous accueillera avec sa bonne humeur habituelle.

 

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Appel à nos lecteurs pour la couverture de « In Fine ».

« In Fine » de Stéphane Nolhart, c’est l’histoire de la mort, un nommé Catule, dépressif de ne pas être aimé à sa juste valeur depuis des millénaires, et qui organise une gréve de la mortalité pour être enfin reconnu.

Grâce à cette confession ultime vous saurez donc tout sur les états d’âme de la Mort.

Comment la société « Rouge Sang éditions » pouvait passer à côté de ce document exclusif sur le thème central de toutes nos autres publications ?

Nous éditerons donc ce livre en format papier vers fin février. L’édition numérique, elle, restera assurée par « Mots ouverts éditions » (cliquez pour accéder au livre)

Nous en sommes donc, avec Stéphane Nolhart au choix toujours difficile de la couverture, dans le respect de notre charte graphique désormais reconnue.

C’est pourquoi, amis lecteurs, nous attendons vos avis sur les quatre modèles provisoires en compétition. Merci de nous indiquer votre choix, de manière argumentée si vous le souhaitez, dans les commentaires sous cet article. Ces couvertures, qui ne sont que des brouillons avec des visuels provisoires, et non étalonnées du point de vue des niveaux de couleurs, sont numérotées de 1 à 4.

Il suffit de cliquer sur les images pour les agrandir.

Merci à tous de votre collaboration.

 

 

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« L’écrit vain et la critique »

lettre ouverte de Damien Ruzé.

Où sont les êtres lisant avec le cœur ? La critique de romans sur Internet – cet espace supposé d’iconoclastie – cette petite frangine rebelle, acnéique et prétendument grunge, tend à souffrir de l’exact syndrome qui décima sa sœur de lait confortablement lovée dans des fauteuils direction ; somnolant sous les néons des salles de rédaction des média (sans s) que l’on qualifie de mainstream. Tout y est gratuit, les livres au premier chef, et l’on enchaîne les « papiers » dans une course au lectorat improbable, à un rythme qui, ma foi, fait parfois douter de l’acuité de la dite lecture. Déficit d’assimilation. Tout y est formid’, génial, brillant, on n’y hait rien ni ne déteste, jamais ne conspue ni lapide (signe d’honnêteté, souvent, de vivacité stricto sensu, toujours), ni crache ni conchie, on laude à tout va, bref, pure publicité, pire, réclame. Eau tiède. Souvent aux deux tiers copiée-collée du résumé fourni par l’éditeur, suivi d’une « analyse » portant essentiellement sur la cosmétique du langage plus que sur les intestins et autres gonades de la narration, la critique (heureusement, pas dans tous les cas, il reste, grâce à Dieu, des gens dédiés et sensés, sensibles) ronronne gentiment en survolant l’opus qu’un pingouin chaussé de mitaines a mis des mois voire des années à clavioter laborieusement entre deux saisies sur salaire, un divorce houleux et une opération de la vésicule biliaire (fiction, nothing personal). Deux poids, deux césures. Si l’on accepte comme valable l’hypothèse selon laquelle « l’on écrit pour parler de soi », de quoi parle la critique ? Silence dans la salle. Écrire – selon moi, encore une fois – c’est prendre le scalpel, inciser délicatement sa propre zone abdominale, puis écarter les deux parois au vu de tous en invitant le pékin (le non-militaire, le non-engagé qui ne s’engage pas) à y prélever la pièce de son choix. étal. A poil, quoi. Auto-écorchage. C’est accepter d’exhiber part de sa psyché comme un vulgaire vendeur de vide-grenier, ébouriffer ses antiquités en espérant qu’un nouveau jour et une intrigue vaguement troussée redonne l’aspect du neuf à tout le fatras. Se faire la guerre à soi. Or, que fait la critique, disons, dans 70% des cas ? Elle examine le superfétatoire, élevant l’enculage de mouches au rang de discipline olympique, ne donnant ni à penser, ni à voir ou ressentir, creuser, comme si tout cela la laissait froide, comme un convive surchargé pondéralement couvrant de la main son assiette quand on lui présente le plat. Nombre de critiques sur le Oueb sont également écrivains, ce qui ne lasse pas d’interroger, certains talentueux, soit.

Exemple : Voilà l’Aurore, le dernier ours commis par ma pomme, paru chez le bouillonnant Marc Louboutin, doublé d’Estelle Taburiaux, sa gente dame, chez Rouge Sang Editions, que j’embrasse en passant. Que l’on aime ou pas le livre n’a pas grande importance, quoique, mais j’avoue une réelle confusion sur les quelques chroniques parues à ce jour. Un roman est un coffre, un coffiot, on le perce, chignole, ou pas. La critique – cette entité qui n’existe pas, mais appelons-la comme ça – se contente majoritairement de vagues remarques sur le – je cite – style, « un peu trop de ci », « pas assez de ça », on chichite, chipote, flaflate, on observe la surface sans jamais se risquer à sonder la profondeur. Or, en démarche littéraire, il n’est question que de ça. C’est un peu comme se déplacer pour ouïr un orateur, et une fois icelui montant sur scène, tourner les talons en disant « Sa cravate ne me plaît pas… ». Quid de la matière psycho-analytique du récit ? Voilà l’Au’ est fondamentalement un roman sur l’amour filial, intrinsèquement, et le carnage social. Une parabole, un chiasme chorale, une thèse-antithèse, bordel à cul. Stan, le personnage principal, explore sans relâche le pathos de l’absence/présence, jugeant le monde à l’aune de sa douleur tout en la niant/anesthésiant, voire s’en froidement revendiquant. Je suis seul, je vous emmerde et j’aime ça. Johnny Rotten chez les baltringues. Bardamu aux pays des ruffians. Drogue, violence, ego, ambition, perdition, risque, danger, amour, haine, racisme, tout le barda commun aux êtres humains est là. Quête du père, transfert du vide paternel sur Swan, le dangereux partenaire, désespoir des femelles qui ne seront jamais la mère, perdue à jamais, annihilée, réécrite, révisée, recréée. Voilà, à mon humble avis, des territoires à éclairer, disséquer. De ça, nulle trace dans aucun des papiers binaires. Les personnages secondaires – les meilleurs, comme dans tout bon film/roman noir – notamment « l’homme », ce chasseur ignoble, cette salope intégrale, kidnappeur professionnel, dont on ne connaîtra jamais le nom, qui au finish est peut-être le plus humain – via ses faiblesses – de tous les protagonistes, l’unique et ténu rai de lumière ? Silence radio. Nada. Etrange. Tous les personnages du drame ont un point commun : ils sont prodigieusement seuls, égoïstes et perdus, abyssaux. Tous ont une histoire fracassée, défoliée. C’est ce vide ouvert sous les pieds du lecteur qui est intéressant, il y entrevoit ses propres failles, l’agaçant écho de sa trouille vertigineuse.

Mea culpa, je suis peu présent sur les salons, ces pince-fesses inhérents à la profession, je suis fantastiquement mauvais en copinage, un vrai gâte-sauce, on m’invite peu, voire pas, c’est ainsi. Le réseau me les brise. Pour être honnête, les bouffes avec les collègues (peu d’écrivains ont de la conversation, je connais nombre de chasseurs autrement éloquents), oui, bon, d’accord, ci et là, sans plus. Il m’est souvent « reproché », plus justement, je suis fréquemment taxé d’une certaine froideur sur ces événements, comme qui dirait que je ne « m’amuserais pas ». Soit. Ce qui m’intéresse dans ces occurrences, ce sont les lecteurs. Eux sont la matière. Eux sont la vie. Eux sont le combat. Jamais de froideur avec le lecteur, oh là non, gare, échange, écoute, attention, candeur, amour, voilà. C’est le public qui me fait bander, pas les professionnels de la profession, comme disait Godard. Me geler les miches sur une mauvaise chaise en racolant le chaland tout en travaillant ardemment à la perfection de mes hémorroïdes, forcément… Mais si le quidam vient à entamer la causerie, là, gaffe, toute ouïe le Dédé, attentif comme pas deux, dedans terrible, intensément, que dis-je, méchamment focussé. Qu’on ne se méprenne point, loin de moi l’idée de dissuader les critiques, quelles qu’elles soient, ces gens consacrent leur temps à éclairer les autres, ce sont des phares, et dans l’océan de merdasses qu’est la littérature contemporaine, on a besoin et comment. Au contraire, hardi, délivrez, donnez, vous aussi, le don de soi, sortez les tripes, en bien ou mal, peu importe, bring it on, ça me va, on triera. Mais je vous en supplie : fouissez, extrayez, ouvrez-vous, ouvrez-nous, décapsulez, autopsiez, en un mot : bossez.

Mot de la fin : lecteur lambda, mon frère d’humanité, venez me voir sur les salons ce printemps, je ne mords pas. Rencontrons-nous en vrai, flesh and bone, rien de tel que la réalité, n’est-ce pas ? Conversons, empoignons-nous, serrons-nous dans les bras. L’oralité, c’est le soleil qui se lève. Parlons-nous, et on aura jamais plus froid.

Damien Ruzé

 auteur de Voilà l’aurore.

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« Voilà l’aurore » séduit une critique belge !

Merci beaucoup à Nath pour cette longue critique très complète de « Voilà l’aurore » sur son blog.

« il faut s’accrocher parfois c’est souvent cru, dégueulasse, noir, vulgaire mais putain que ça le fait. » (cliquez sur le lien pour lire la chronique en entier)

Donc, voilà ami lecteur : si tu aimes les romans noirs, tu sais quel est le prochain livre que tu dois mettre sur ta liste !

Et pour te le procurer c’est en cliquant là :  Voilà l’aurore

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Très belle critique d’un lecteur du roman noir « Voilà l’aurore »

Les belles surprises ne viennent pas seulement des chroniqueurs de livres, se contentant parfois d’une synthèse réduite à quelques lignes, mais de certains lecteurs qui aiment un livre.  Et qui passent un peu de temps à rédiger leur impression.

Tel est l’avis de Jean-Claude Massart sur « Voilà l’aurore », qu’il a publié ici dans les commentaires sur ce roman noir, et que nous ne pouvons que relayer, en le remerciant sincèrement.

« Voilà l’aurore » de Damien Ruzé :

« Après  » Haut le chœur  » et sa symphonie sanglante, Rouge-Sang éditions nous livre  » Voilà l’aurore  » et ses jeux du cirque. Écriture taillée au cutter, économie de verbes, défilé de personnages dont certains sont juste survolés alors que d’autres tiennent le récit à bout de bras, mais dont le point commun semble être la propension à exister dans le sordide et le glauque. Ce roman nous embarque dès le début dans le monde des paumés, des marginaux se retrouvant manipulés par plus malins ou plus cinglés qu’eux, tout cela se payant au prix fort.
On peut effectivement adhérer ou non à la forme du récit. Personnellement, elle ne m’a nullement gêné et j’ai trouvé qu’elle collait assez bien avec le personnage principal, Stan, dont le nom est et je ne pense pas que ce soit tout-à-fait un hasard, lui aussi taillé à la serpe ; ambition démesurée, urgence à entrer dans le monde des grands, tout doit aller vite pour lui, il a assez perdu de temps. Mais malgré ses grandes idées, il lui faut trouver des coéquipiers qui tiennent la route et ne pas se planter . . .
Et ce commissaire, un vieux de la vieille issu de la base, usé et lassé par cette existence dédiée à la Justice, mais ayant côtoyé tellement de saloperies (et de salopards) qu’il aimerait pour sa proche retraite, changer radicalement de vie, quitte à . . .
Et tou(te)s les autres . . .
La morale de cette histoire, si toutefois on avait besoin d’en trouver une ? Le crime ne paie pas, ou pas toujours, ou alors dans certaines conditions, oui mais seulement si . . . non finalement ce n’est pas nécessaire. C’est chiant la morale !
En bref, un défilé de ravagés comme on les aime. Un bouquin dont on a hâte de découvrir la fin mais qui nous fait dire lorsqu’on y parvient : Merde, déjà terminé ! »

Jean-Claude Massart.

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« Haut le choeur » est sur ZoneLivre.

Une nouvelle très bonne critique de « Haut le chœur » de Gaëlle Perrin-Guillet sur ce site spécialisé dans le roman policier et  fantastique.

« Haut-le-choeur est un bon roman, plein de rebondissements et ce,  jusqu’à la dernière page.  A lire sans attendre ! »

(cliquez sur cette phrase pour lire l’article en entier)

Et avec en bonus la bande-annonce de ce thriller, avec une musique originale composée exclusivement pour Rouge Sang éditions et ce livre :

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Une critique de « Voilà l’aurore » par le blog « Garoupe » d’Alexandre Burg.

Chez Rouge Sang éditions, nous acceptons toutes les critiques. Même celles qui ne louent pas sans réserve nos livres. Simplement parce que cela fait partie du jeu, et que pour nous c’est un peu comme avoir l’occasion de discuter de nos choix éditoriaux au zinc d’un bar. Nous pouvons ne pas être d’accord sans pour autant jurer détenir la vérité.

La littérature est question de ressentis. Quoi de plus normal de ne pas avoir les mêmes ?

On pourrait, et cela serait une facilité de comptoir largement utilisée comme « fusible » par la plupart des éditeurs, juste sourire avec la curiosité d’avoir à lire un ouvrage écrit par un critique pour juger de sa réelle pertinence à construire – et à écrire justement – un livre. Cela ne serait plus un débat et déplacerait la question là où elle n’a pas lieu d’être.  Si nous envoyons nos parutions chez des chroniqueurs, nous acceptons qu’ils puissent exprimer un avis mitigé ou négatif. C’est le jeu. Rien d’anormal.

D’ailleurs, Alexandre Burg l’exprime parfaitement dans son avis : « Ce roman tient tout à la fois du bon et du moins bon. En parler relève de l’exercice équilibriste car ce qui peut m’avoir horripilé pourrait très bien représenter le Graal littéraire pour d’autres. » (cliquez sur la phrase pour accéder à la chronique complète)

Le style de Damien Ruzé est un parti pris. Oui son écriture est parfois heurtée, découpée, cisaillée, balancée en  rafales rageuses jusqu’à étourdir le lecteur en manque d’oxygène. C’est exactement cela qui fait la valeur de « Voilà l’aurore ». « Écrire normalement », c’est à dire en utilisant une structure classique « sujet-verbe-complément » relève de la simple narration. Cela, cet auteur pointilleux le fait déjà parfaitement. C’est au-delà qu’il nous enlève, de force, que son récit nous enserre la taille et nous broie la main pour nous forcer à danser à son rythme. C’est cavalier dans tous les sens du terme. Mais c’est justement là que se trouve son talent littéraire. C’est donc, selon nous,  tout sauf « d’indéniables lourdeurs ».

Quant à trouver pesant l’usage d’un argot jugé propriété vieillissante de Michel Audiard en ajoutant qu’un flic ne peut pas (ne doit pas ?) en 2007 penser et s’exprimer dans le même argot parisien qu’un voyou, c’est un jugement, au contraire de la légitimité évidente du reste de la critique, qui s’avère infondé et que je ne peux que contester. Simplement parce que tout est bien cadré dans « Voilà l’aurore » à propos de ce policier, atypique certes, mais tout à fait réaliste.

Le commissaire Bohr « de la rue au sommet à la force du poignet », entré dans la police comme gardien de la paix en 1977, né en 1954 ou 1955, ayant fait sa carrière à l’antigang dans les années 80 notamment contre le célèbre gang des postiches, s’exprime, et gamberge, exactement comme le titi parisien qu’il est resté. Penser que les dialogues des « Tontons flingueurs » sont une « invention » d’Audiard ou au mieux une langue morte avec la fin de la période d’après-guerre est une erreur manifeste, sans gravité certes, mais montrant une méconnaissance flagrante de la persistance de cet argot jusqu’à aujourd’hui, et pas seulement chez des vieillards en cours de liquéfaction ressassant, émus, leurs exploits calibrés et la nostalgie de leurs années de « Santé ».

Plus jeune que ce commissaire, mais avec le même genre de parcours professionnel, quand je signale à ma famille au repas de Noël, entre deux plats, que « je sors fumer une cigarette », j’ai bien pensé auparavant : « j’vais aller me griller une tige ». Si je devais l’écrire, c’est bien ces mots que j’utiliserais, sauf dans un courrier à ma mère où à mon percepteur. Cela vient tout autant de mon enfance à Palaiseau que de mes longues années dans l’Est parisien ou à Montreuil. Là où cet argot populaire est toujours aujourd’hui le langage courant même si ses jours sont sans doute désormais comptés. On  notera d’ailleurs que le dialogue avec le Commandant de Gendarmerie est bien plus « policé » du point de vue de l’expression.

Damien Ruzé est donc, de ce point de vue comme dans le choix de ses mots, dans l’exactitude. Dans le tir de précision.

Cela exposé, c’est toujours avec plaisir que nous lisons les critiques de « Garoupe », en lui donnant rendez-vous à notre prochaine parution.

Vous voulez lire un extrait de « Voilà l’aurore » pour vous faire une opinion? Il vous suffit de cliquer sur le titre !

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Le site « Black Novel » aime « Voilà l’aurore »

Merci à Pierre Faverolle pour sa jolie critique de « Voilà l’aurore » de Damien Ruzé.

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« Vous avez intérêt à avoir du souffle avant d’entamer cette course poursuite après nulle part, ce bon roman sait où il vous emmène et ça va vite ! »

(cliquer sur la phrase pour accéder à la chronique complète)

Nous vous l’avions dit :  « Quand j’ai reçu « Voilà l’aurore » aux éditions Rouge Sang, je me suis retrouvé comme brutalement jeté ivre dans un torrent d’adrénaline avec « Rock n’ roll nigger » de Patti Smith à plein volume. Ce roman noir est un trait de coke littéraire. » Marc Louboutin