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Métier de chien

Témoignage
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Depuis des années, la sécurité publique est sur toutes les lèvres, notamment celles des responsables politiques, de droite comme de gauche. Pourtant, pour chaque policier de terrain une évidence s’impose : les discours et leurs commentateurs ignorent volontairement la réalité de leur métier.

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Description du Produit

Depuis des années, la sécurité publique est sur toutes les lèvres, notamment celles des responsables politiques, de droite comme de gauche. Pourtant, pour chaque policier de terrain une évidence s’impose : les discours, les articles de presse, et leurs commentateurs ignorent volontairement la réalité de leur métier.
Marc Louboutin a été inspecteur puis lieutenant de police durant dix-sept ans. À Paris, Chambéry et Quimper, il a fait partie, ou a encadré, de nombreux types d’unités de police. En 2001, constatant que l’administration lui demandait explicitement de ne plus se focaliser sur l’interpellation de délinquants, fussent-ils criminels, il a claqué la porte.
Ce récit, parfois très cru, est celui de sa carrière, sans concession envers les faits ni envers lui-même. C’est l’expérience vécue d’une partie de l’histoire des Inspecteurs de police, aujourd’hui disparus, au-delà des fictions de cinéma.
L’histoire d’une vocation devenue un dégoût avec l’arrivée de la police « moderne » au début des années 2000, celle dans laquelle, aujourd’hui, des « flics de terrain » tentent toujours de surnager.

Citation :
« Tu vois, la police ce n’est pas si simple que cela. Ce n’est jamais blanc ou noir, rose ou bleu. La police, presque toujours, cela pue le sang, la merde, la sueur, le sperme, l’haleine de mauvaise vinasse, la viande faisandée et la fumée froide de cendriers qui débordent. »

Avis :
« Beaucoup de flics vont s’y reconnaître et j’espère se sentir moins seuls et moins sales. Reste le dégoût ; des politiques, des institutions, des gens qui agissent au nom de la légalité ou de la République avec toute la latitude permise à ceux qui n’ont jamais à rendre compte à titre personnel de leurs décisions. Tout le contraire des flics de base. Ceux qui travaillent dans la rue. Ceux qui font au quotidien un « Métier de chien »… »
André Guéguen. Brigadier-chef retraité.

Informations complémentaires

Format(s)

Papier, Epub, Mobi

Nbre de pages

456 pages

ISBN Papier

979-10-92981-00-1

ISBN Epub

979-10-92981-04-9

ISBN Mobi

979-10-92981-05-6

Taille des fichiers

Epub : 389 Ko / Mobi : 1341 Ko

Extraits

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24 avis pour Métier de chien

  1. D'HAUSSY
    5 sur 5

    (client confirmé):

    J’ai lu ce livre juste avant de passer pour la première fois en 2009 mon concours d’Adjoint de Sécurité. Le titre « Métier de Chien » ma tout de suite interpellé et beaucoup de questions se sont bousculés dans ma tête. Pour moi, c’était un rêve de devenir « Flic » avec tous ces reportages télévisés qui, en font rêver plus d’un.

    J’ai découvert page après page avec horreur, violence, dégoût et incompréhension la « Police ». Le souvenir que j’ai de ce livre et qui ma marqué, c’est d’être confronté à la mort avec cette odeur indescriptible qui vous détruit le nez et vous donne cette envie douteuse et si particulière, de dégueuler vos tripes. Vous pouvez enlever cette puanteur qui reste sur vos vêtements, mais pas les images qui vont avec…

    Presque huit ans après l’écriture de ce livre qui, démontre une réalité crue et de nombreuses vérités. Rien n’a changé dans la Police Nationale et tout se dégrades inexorablement vers une police sans pouvoir, sans soutient, sans respect, sans moyen et sans crédibilité face à des délinquants de plus en plus soutenus par la Justice. « Métier de chien » un titre évocateur qui a encore tout son sens aujourd’hui.

  2. Hugues
    4 sur 5

    (client confirmé):

    J’ai lu ce livre lors de sa première sortie, il fait partie des récits qui mettent en lumière les ombres de notre société. Ce n’est ni une dénonciation ni une aigre vengeance mais simplement ce que le miroir du terrain peut nous renvoyer dans la réalité du quotidien. Il nous fait tomber certaines oeillères confortables et la lumière est toujours salutaire.

  3. ChristianV
    5 sur 5

    (client confirmé):

    J’ai lu ce bouquin deux ou trois fois, avec toujours le même intérêt. Un livre qui parle « vrai ». Une description crue mais bien réelle, loin des clichés, du quotidien d’un flic de terrain.

  4. Virginie
    5 sur 5

    (client confirmé):

    J’ai lu « Métier de chien » lors de sa sortie en 2007, alors que ce livre était censuré par la presse. Je vous livre ici quelques extraits de ma chronique postée alors sur mon blog et différents médias, livre qui quelques années après, opère toujours une forte résonance en moi.

    « Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une ni l’autre » disait Thomas Jefferson. Ce n’est pas un hasard si cette phrase figure en exergue d’un chapitre du livre de Marc Louboutin. Lorsqu’en 2002 commence l’invasion des « Nicolas », comme l’auteur nomme les obsédés d’une sécurité à tout prix, – même si la plupart des gens ne saisissent pas les « traquenards politiques » que recèle ce mot -, il se souvient que dans une autre existence, il a été Officier de Police. Durant 17 longues années, presque une moitié de vie. A Paris, Chambéry et Quimper. Et qu’il a démissionné, écoeuré de ce « métier de chien » qui fut le sien.

    Le livre de Marc, c’est un longue descente aux enfers, parce qu’il n’y a ni héros, ni salaud dans cette histoire : il y a des hommes : des bons, des mauvais, des justes et des menteurs, des ambitieux et des besogneux, des cons et des moins cons, comme dans la vie ; mais dans cette vie-là, tous sont, à un moment donné ou à un autre, amenés à franchir la ligne blanche. Loin de la rhétorique et des discussions stériles de salon, le voyage que nous propose cet ex-flic, c’est celui de la vérité crue et nue, où l’on y apprend que pour faire respecter la loi, les policiers sont parfois amenés à la violer, que dire la vérité n’est pas le meilleur moyen de grimper les échelons de la hiérarchie, et que rien ne se passe comme on le croit. Que le mot « sécurité », devenu le credo du pouvoir politique, s’est trouvé perverti par le même pouvoir et qu’à plus ou moins long terme, il reviendra tel un boomerang à la face de ceux qui brandissent cet étendard pour justifier de leurs actions. Le prix à payer, hélas, c’est nous tous qui devront nous en acquitter.

    Le style de Marc Louboutin est comme l’homme : direct, sans concession et forcément « impolitiquement correct ». De surcroît, c’est un « vrai » écrivain. Cet homme-là écrit comme il photographie, il flashe chaque scène méticuleusement, balayant de son regard professionnel la « scène du crime », mais au-delà de cette implacabilité, le regard qu’il porte sur son ancienne vie est terriblement humain. Marc s’adresse au lecteur, à un « Nicolas » anonyme, il le tutoie, le rudoie, s’adoucit parfois et finit par dévoiler son quotidien de flic ; page après page, le lecteur est happé par l’odeur de la mort, de la misère humaine ; le lecteur entend le cri des victimes, il touche du doigt la solitude du policier face à ce que les êtres humains sont capables de se faire, et finit avec la nausée d’un monde en marge que la nuit rend encore plus tragique. La rage, le désespoir, l’immense tristesse et l’obligation de tourner les talons, de continuer coûte que coûte, parce que c’est aussi ça le métier de flic : ne pas s’arrêter trop longtemps de peur de ne jamais repartir.

    Le long voyage entrepris par Marc, c’est le voyage d’une conscience tel que décrit au verso de son livre : « Pour qu’au-delà du mot « Sécurité », ce « Nicolas-là » comprenne enfin ce que le travail de policier peut signifier. En terme d’horreurs, de violences, de reniements de soi, de l’éducation et de toutes les valeurs sociétales. De l’arrestation d’une balle en pleine tête d’un « ennemi » public à la fréquentation quotidienne de dealers d’une mort opiacée, passant par-dessus les cadavres, des plus communs aux plus immondes, Nicolas va apprendre. Avec réticence, dégoût, fascination ou stupéfaction. Que les héros de la sécurité en sont aussi les victimes. Il va lui aussi connaître les nuits blanches d’avoir entendu se répéter « l’explosion cristalline » : le signe qu’une barrière s’est brisée en lui et qu’il ne pourra jamais revenir en arrière. Il va se noyer d’illusions puis se perdre, tabasser et prendre des coups, boire jusqu’à la lie et se purger de tous ses vices avant de déserter. Il saura à la fin de l’histoire que le métier de flic peut aussi rendre fou. » Marc qui écrit : « (…) Ce livre est mon dernier acte de police, le compte rendu de la moitié d’une vie dédiée à la sécurité quotidienne. (…) Il est la preuve que je n’ai pas déserté. » Et on le croit volontiers.

  5. Millier
    5 sur 5

    (client confirmé):

    J’ai passé mon enfance à traverser le passage piétons de mon école sous le regard protecteur d’une de mes tantes, que je trouvais si droite et fière dans son uniforme bleu et ses gants blancs immaculés…
    J’ai été berçée par les séries télévisées comme Navarro et Julie Lescaut…
    J’ai vécu les bals des anciens de la police comme des fêtes mémorables…
    Mes jeunes années je les ai vécues tout simplement dans le respect de l’uniforme, du représentant de celui qui la portait, avec tout cet effet impressionnant qu’il pouvait escompter face à une enfant de mon âge.
    De là est sûrement venue ma vocation.
    J’etais si fière à 11ans de dire à mon père qu’un jour je serais « policière et que je porterais aussi un uniforme » !!
    Ce fût chose faite à l’aube de mes 20 ans.
    Avec fierté, mais aussi beaucoup de naïveté.
    Censuré en 2009 mais ayant eu l’immense de bonheur de le trouver, j’ai lu avec plaisir et larmes le livre « Métier de chien » de M. Louboutin.
    Pas un de ces livres fade et sans saveur…un de ces livres qui ne vous lâche plus, qui vous fait passer du rire aux larmes, qui vous prend aux tripes…
    Un de ces livres où vous avez le sentiment de lire comme dans un miroir, de ressentir les évènements comme si vous y étiez, avec cette impression et ce goût amer de « déjà vécu » …
    Le genre de livre qui vous fait coucher tard et qui vous fait vous lever le matin les yeux un peu cernés …
    Le genre de livre, une fois fini, qui ne vous donne pas envie de tourner la toute dernière page, avec un besoin d’en lire encore et toujours !
    Métier de chien c’est tout simplement LE livre qui m’a fait réfléchir, qui m’a mise en rage contre moi même mais qui m’a aussi rendue plus forte.
    Ma personnalité et mon caractère s’en sont trouvés changés.
    Tout comme Marc, moi aussi, depuis 15 ans, je dédie ma vie à la sécurité quotidienne. Je n’ai pas encore déserté…mais je me dis parfois que si j’avais pû lire « Métier de chien » quelques années auparavant, j’aurai peut être changé d’avis et choisi une autre voie.
    Car, il ne faut pas se voiler la face, ce livre est plus qu’un livre. Il est le reflet d’un homme qui a vécu son métier comme nous vivons le nôtre aujourd’hui. Avec fierté d’abord, droiture et justesse….puis désillusion, rage et solitude.
    Car au final, que cela soit par hasard ou par vocation, nous ne sommes que des hommes et des femmes qui aimont ce que nous faisons, mais plus comme au premier jour ! Il faut juste savoir le dire et le reconnaître, tout comme l’auteur dans ce livre, si justement écrit…

  6. Romain
    4 sur 5

    (client confirmé):

    Il y a des récits qui vous suivent et qui vous marquent, que vous le sachiez ou non. Que vous le vouliez ou non. « Métier de chien » est de ceux-là.

    Entré dans le métier avec la vocation, j’ai dû patienter comme tout le monde tandis que l’Administration faisait entrer mon dossier dans les ornières de l’institution, à son propre rythme.
    Alors après avoir dévoré les fictions de Daniel PENNAC qui idéalisaient l’enquêteur, j’ai lu de tout et par tout le monde. Dès lors, un seul critère de recevabilité pour ces « lectures professionalisantes » : qu’ il s’agisse de documents. Témoignages de futurs collègues, enquêtes journalistiques, biographies d’anciens flicards, et c’était rapidement commandé sur la toile avec mes deniers chichement gagnés durant l’été.
    J’étais mordu par la Maison Police. Je lisais sans distinction Michel ALEXANDRE, Jean-Pierre HAVRIN, Erik BLONDIN ou Joel TERRY. Je me souviens même avoir acheté un de ces beaux livres, sur les mil et un métiers de la Police Nationale. Il m’avait fallu commander pour la première fois chez un libraire, moi qui lisais d’habitude des bouquins d’occasion.
    Puis l’incorporation est venue.
    Ce n’est qu’un an plus tard que me parvenaient, par le bouche à oreille, les noms de Madame DESFORGES et de Monsieur LOUBOUTIN. Je reprenais de vieux réflexes et commandais aussi sec leur publication, déjà en occasion – mais à des tarifs réguliers à cette époque-là…
    En toute franchise, je dois l’avouer : bien que les anecdotes de la première m’avaient séduit par leur forme comme par leur fond, la lecture de Monsieur LOUBOUTIN ne m’avait pas frappé outre mesure ; ainsi, du haut de mes quelques mois de boîte, bien que je jugeais les anecdotes et le personnage plutôt réussis, je trouvais toutefois cet ancien officier bien culotté de cracher dans la soupe de cette marmite qui l’avait pourtant nourri pendant quelques temps.
    Or, que pouvais-je penser d’autre, moi l’idéaliste au bac littéraire, du haut de mes deux chevrons ? Je me permettais de sourciller devant ce cadre irrévérencieux, un ancien militaire essoufflé (!) par l’usage de ses méthodes non orthodoxes. Je me souviens même avoir tiqué à cette manière récurrente qu’il avait d’interpeller verbalement, par ses « Nico », un personnage politique d’envergure, quelle que soit l’opinion politique que l’on puise avoir – par principe, j’estimais juste que tout responsable devait bénéficier d’un minimum de respect dans le ton employé…
    Bref, reste que j’avais refermé le livre, satisfait de ma lecture mais impatient d’aborder le suivant (dont je ne me souviens plus de quoi il pouvait bien s’agir). Dans les premiers temps qui suivirent, je garderais alors à l’esprit le témoignage d’un autre aigri qui avait perdu de vue ce que cette grande institution pouvait offrir à celui qui s’accrochait, et qui se donnerait corps et âme.

    Oui, je le pense maintenant, j’étais bien con.
    J’allais écrire « naïf », mais je le concède, j’étais aussi arrogant, et peut-être jaloux, dans le fond. Aussi faisais-je des raccourcis ou refusais-je purement de plonger davantage dans les explications de ces témoins d’un autre temps, qui n’existait forcément plus (et quand bien même ces faits avaient pu finalement se réaliser, ils ne se seraient localisés qu’en certains secteurs isolés de la région parisienne – or, mon travail assidu en école m’avait permis d’accrocher un poste en province, alors pensez-vous comme je me sentais à l’abri !).

    Le temps est passé et j’ai progressé, dans l’exercice de mon travail quotidien comme dans les branches de l’arbre de la planche téléphonique de mon Hôtel de Police. De la PS à la SU., de l’emploi anonyme au grand jour jusqu’au travail dans l’ombre. Les conclusions des enquêtes du groupe nous amenaient une forme de prestige, sinon de l’envie aux yeux des collègues voisins. Nous étions biens (quelques temps), avant que la hiérarchie ne revienne à la charge nous demander davantage de dossiers et de résultats. Encore. Et encore. Et encore.

    Jusqu’à enfin atteindre le paroxysme de l’activité et du rendement, de l’investissement et des épuisements, qu’ils soient physiques ou nerveux. Et avec tout cela persistait l’absence toujours plus criante de considération, voire la concrétisation des promesses d’une hiérarchie se révélant injuste et fuyante. Les anecdotes et les souvenirs se bousculent nécessairement pour décrire cette ambition qui chancelle sous les coups des déceptions : comment ne pas sourire aujourd’hui quand on repense à ces bulles de mousseux honorant l’arrestation d’un braqueur, vite balayées par le toucher étrangement râpeux d’un billet solitaire de cinquante euros, censé satisfaire un an d’investissement total dans une enquête de longue haleine ? C’est à l’issue de ces moments là que j’ai réalisé un jour la folie des hommes à qui nous donnions temps et énergie sans compter.

    Au cours de mon parcours en qualité d’enquêteur, et depuis les premières amertumes que je rencontrais, j’avais pris conscience d’une voix qui, apparue subrepticement, murmurait au fond de moi quelque chose d’indistinct. Comme si vous aviez l’impression de voir d’abord les formes floues d’un reflet sur une vitre de voiture mouillée, qui devient un film en noir et blanc puis en couleur ; vous ne comprenez pas de quoi il s’agit vraiment, vous retournez l’image dans quelques sens et puis vous abandonnez. Jusqu’à la prochaine apparition de la vignette, un peu plus nette à chaque fois. La bande-son est écho, tout d’abord indistincte, puis bourdonne et s’affine enfin.
    Puis avec un frisson, j’ai pris conscience du chemin parcouru et de son dessin. Du carrefour que mon sentier créait avec la route de monsieur LOUBOUTIN.
    J’ai revu le « syndrôme du valet de trèfle » dans ma tête, et le reste. Mon amnésie prenait fin tandis que mes épaules se sont affaissées. J’ai ressenti un manque et, pour me rassurer, j’ai ressorti la tranche orangée de son étagère pour l’ouvrir à nouveau, à la lueur de ma lampe de chevet, pour ne le relâcher que très tard. Pour le reprendre le lendemain, puis le finir deux jours plus tard, toujours au plus noir de la nuit.
    En moins d’une semaine, j’avais cheminé une seconde fois aux côtés du Breton. Et c’est cette seconde lecture, couplée à l’intervention de mes camarades qui m’a permis de trouver la force de changer de service. A défaut de quitter le métier, je laissais de côté la brigade des stupéfiants pour me rendre utile ailleurs, là où les patrons et leurs statistic(h)iens ne vont pas.

    Parmi d’autres grandes figures humaines, Marc LOUBOUTIN a donc été un jalon pour moi.
    De ceux qui vous donnent une valeur de vous-même à l’aune de leur histoire et qui vous poussent à être meilleur. Il m’a fait prendre conscience du temps qui passe, des épreuves qui lassent et de l’importance de toutes ces autres choses qui composent (ou non) notre métier, et qui malgré tout n’entreront jamais dans des colonnes EXCEL.
    Pour tout cela (et pour le reste), je veux dire maintenant : merci Lieutenant.
    Merci monsieur LOUBOUTIN.

  7. thierryrol
    5 sur 5

    (client confirmé):

    Lettre à Marco
    Marco, nous avons usé ensemble les mêmes bancs du lycée Marie-Curie à Versailles. A cette époque nous avions un seul but, devenir « flic ». Nous avions un idéal et personne n’aurait pu changer cette volonté ancrée profondément en nous. Nos routes se sont séparées un jour, la vie est ainsi faite… et puis nous avons vécu ce que nous avions rêvé. Nous nous sommes retrouvés une quinzaine d’années après et nous avons fait le même constat. La Police, celle de nos rêves d’adolescents, celle de nos espérances de jeunes hommes et celle de nos expériences respectives n’était plus celle que l’on avait aimé. Toi tu en as écrit un livre… « Métier de Chien » pendant que moi je commençais à sombrer tout doucement . Lorsque j’ai lu ton livre, je me suis reconnu. Par moment, j’ai ressenti les mêmes sensations que toi. A la lecture de celles ci, j’ai ri, j’ai eu des frissons et j’ai même dû pleurer.
    Marco je suis admiratif et fier de ce que tu es devenu malgré toutes les difficultés et les galères que tu as vécu.
    Marco, tu resteras mon Ami pour la vie et un « putain de flic ».
    Je te souhaite encore plein de belles choses (on est encore jeune à 50 balais…) et beaucoup de réussite…
    Bises

  8. caroline
    5 sur 5

    (client confirmé):

    je viens de finir « Métier de chien », un récit poignant, prenant, une très belle plume qui a fait que j’ai ri, eu des hauts de coeur , des frissons enfin bref j’ai été happée par ce récit… j’ai fait un bon 11 ans en arrière quand, jeune EGPX, j’écoutais les anciens me raconter leurs débuts dans la boîte, un brin nostalgique . bonne continuation Marc Louboutin, hâte de lire le tome 2…… ,-)

  9. DEULIN
    5 sur 5

    (client confirmé):

    Pour les « hommes de l’art », ce livre est une lueur rassurante dans l’obscur médiocrité qui nous entoure. Pour les non-initiés, il rétablit notre honneur et la valeur de ce métier.

  10. jlbzt
    5 sur 5

    (client confirmé):

    Merci Marc d’avoir apporté ton témoignage avec ce livre « Métier de chien ». Je l’ai lu (presque) d’une traite. Beaucoup de ces situations que tu as vécu me rappelle aussi celles que j’ai vécu personnellement. Je suis entré dans la police en mars 1968 comme gardien de la paix aux CRS après trois ans d’engagement dans l’Armée de l’Air. Fin 1969, j’ai fait le stage motocycliste pour arriver à la CRS 39 de Jarville le 1° janvier 1970. Puis j’ai été muté à la CRS 56 de Montpellier. J’étais très fier de mon uniforme de motard. Mon père était Inspecteur de Police, entré après guerre à la Sûreté urbaine de Nancy d’où je suis originaire. J’ai passé le concours d’inspecteur et le 15 juillet 1974, j’étais affecté au SRPJ de Montpellier. J’ai connu ceux que tu appelles « les vrais flics », mais aussi les autres, ceux que je qualifierais de « fonctionnaires ». J’aurais pu écrire les mêmes récits que ceux que tu relates dans ton livre. J’ai connu des moments de dépression, moi aussi, mais j’ai aimé de tout mon coeur ce métier. Par contre, j’ai toujours eu énormément de soutien de la part de mon épouse même si parfois ce fut dur pour elle ! J’ai tenu jusqu’au bout et je ne regrette rien, même si moi aussi, surtout à la fin, j’ai connu des désillusions. Mon fils est actuellement capitaine de police à la S.U. de Guyancourt dans les Yvelines. Peut-être que la vocation est familiale ? Je lui ai conseillé de faire son métier du mieux qu’il pouvait mais en le mettant en garde contre l’Administration.
    Merci encore pour ton témoignage. Vivement le tome 2. Amicalement.

  11. Redon66
    5 sur 5

    (client confirmé):

    Fini ! Premier fait marquant : mon dernier livre (hors presse et BD) remontait à 2004 (Un autre témoignage : « Stupeurs et Tremblements »).. Deuxième fait marquant : c’est la première fois que je lis le livre d’un auteur que je connais personnellement !
    J’avais hâte de découvrir ce fameux témoignage (brûlot ?), dont j’entendais parler depuis si longtemps. J’ai adoré ! En vrac, j’y ai revu L627, la série des Bébel dans ses rôles de flics, Serpico, la Balance, les Ripoux, etc… J’ai aussi la confirmation que, derrière les apparences et les discours, il y a certaines réalités plus sombres…
    Enfin, je connais un peu plus l’homme ; et je comprends mieux encore le choix d’une amie.
    Vite le tome 2 !!
    A bientôt, à Bonheurland ou au coeur des traboules lyonnaises ;-)

  12. ADEM
    5 sur 5

    (client confirmé):

    La forme:
    Le lecteur est invité à partir sur le terrain, aux côtés de flics . On voit tout, on assiste à tout. Ce « tout » dont on parle beaucoup mais que personne ne connait vraiment, sauf ceux qui le vivent.

    Le fond:
    Rien n’est occulté. On se retrouve entre les murs d’un institut médico-légal pour assister aux « outrages légaux » faits à des cadavres « recousus avec des fils à rôtis »… une autopsie décrite avec des mots crus et la précision froide du légiste… une étrange entre stupeur et dégoût.

    un univers méconnu, sordide, puant la mort, la misère humaine, de violence, mais aussi ponctué de moments drôles comme pour rappeler au lecteur que ces « chiens » sont des hommes et des femmes qui ont fait un choix : celui de servir.

    Procédures « arrangées », mis en causes violentés et autres joyeusetés. Le tout couverts par la hiérarchie, tant que cela permet d’arrêter les voyous…

    Mais on comprend l’intérêt du livre et la démonstration que veut faire l’auteur en arrivant à la dernière partie, quand les statistiques, la communication et les objectifs fixés prennent le pas sur le souci de l’intérêt général… et on se surprend à (presque) s’aligner sur la position de l’auteur.

    Et, je vais sûrement être le seul à le dire mais, qu’est-ce que ça suinte la testostérone là-dedans…

  13. aurelien
    5 sur 5

    :

    C’est gràce à un article dans un canard que j’ai connu Marc Louboutin et son livre « métier de chien » je l’ai acheté et la …….
    j’ai adoré le style , les anecdotes , et surtout le ressenti dans lequel on peut se retrouver ….. je ne suis pas pourtant un grand lecteur mais la je l’ai DEVORE (4 fois ) à la vitesse de la lumière
    des vérités sont dites , celles qui dérangent et que certains ne souhaitent pas qu’elle soient dévoilées au grand jour.
    un excellent livre tout simplement que je garde religieusement
    ( je possède la première édition ….avant « le drame de la censure » )
    et oui je l’avoue j’aimerai être « quand je serai grand » comme l’auteur parce qu’il incarne le « VRAI » flic de terrain , anticonformiste et que je trouve juste .
    un grand MERCI pour ce livre !

  14. Leroux
    5 sur 5

    (client confirmé):

    Merci pour cet excellent bouquin qui a le mérite de dire la vérité rien que la vérité même si celle ci n est pas toujours comme dans nos rêves d enfant . Rêves que l on faisaient avant de signer en bas de la page et de s apercevoir que nos priorités ( attraper les voleurs , les violeurs et autres ordures) n est pas la priorité de nos gouvernants !
    J ai dévoré ce livre et je suis revenue quelques années en arrière au bon temps .
    Si vous voulez vraiment connaître notre quotidien ce bouquin est pour vous . Merci monsieur LOUBOUTIN !!!!!!

  15. Pascal
    5 sur 5

    (client confirmé):

    Lu tout d’abord en format numérique sur ma kobo; une drôle d’époque qui nous rend tous un peu nostalgique. Je ne résiste pas à me l’acheter en format papier. Merci Marc.

  16. steph94120
    5 sur 5

    (client confirmé):

    Ouvrage que j’ai dévoré/adoré, qui parle sans langue de bois de la vie d’un flic, ses belles années puis les suivantes ! Je suis rentré dans la police en 99, donc je n’ai malheureusement pas connu les meilleures, mais que vous soyez ou non policer, cet ouvrage est indispensable pour « découvrir » ce qu’était la police à une époque où elle pouvait vraiment se pratiquer, mais aussi ce qu’elle peut vous faire subir ! Marc nous dépeint ce qu’a été sa vie de flic, avec ses bons moments, ses travers et ses déboires.

  17. TROUSY
    4 sur 5

    (client confirmé):

    Après l’avoir laissé trainé en tant que lecteur feignasse, je l’ai parcouru en 2 jours. Un aperçu d’une police inconnue pour moi, et qui le restera…Un bon moment, et un exemple de courage peu commun. Merci…

  18. BLOCH
    5 sur 5

    (client confirmé):

    Un livre qui nous, qui vous embarque dans les coulisses policières, à l’époque de la « vraie » police.
    Tu es pris par la main de Marc, tu es comme un coéquipier, et il t’emmène sans détour, dans le cœur de notre quotidien où sang, drogue, sauvetages, fusillades, prostitution ou misère se mêlent…
    Inutile de fuir, il faut que tu saches ce qui s’y passe vraiment et ce que les « flics » peuvent endurer pour te protéger et te servir.
    Dans ce boulot, le spectacle est loin d’être génial et la reconnaissance est souvent rare.
    Un livre empreint de vérité, qui parle du policier qui exerce très souvent, un métier de chien…
    Toutes les émotions y sont sollicitées comme la colère, la tristesse, l’incompréhension, la joie…
    Au final, on retient deux mots : respect et courage.
    Excellent livre !!! A lire absolument et à recommander sans hésiter.

  19. Maryline
    5 sur 5

    (client confirmé):

    J’ai lu « Métier de chien » en attendant le train, dans le train, dans le tramway, à la maison….bref je n’arrivais pas à lâcher ce bouquin puis voyant le nombre de pages s’amenuiser j’avais de plus en plus de mal à finir ne lisant qu’une ou deux phrases pour économiser ou pour ne pas abandonner ce flic à l’ancienne comme j’en ai encore connu…. Vivement la suite! Merci Marc pour tout

  20. Philippe
    5 sur 5

    (client confirmé):

    Je viens de terminer la lecture de « Métier de chien ». Bon sang !! Quel voyage ! Quel gâchis, surtout !
    Tu as eu raison (permets-moi de te tutoyer. Cela peut paraître ridicule, mais j’ai été formaté toute ma carrière parisienne – je suis policier depuis 1988 – à vouvoyer tout supérieur hiérarchique au dessus de brigadier-chef !), tu as eu raison, disais-je, de rééditer ce témoignage. Les gens doivent savoir. Tout n’est que poudre aux yeux, comme une vitrine qu’on veut jolie et bien structurée, ou une représentation d’une troupe de mauvais comédiens. Les collègues doivent sortir la tête du sable et affronter une bonne fois pour toute la brutale réalité : nous sommes seuls et l’Administration n’est pas bienveillante et protectrice. Le flic de base, de terrain, n’a qu’à bien se tenir et aller dans le sens du poil et tout ira bien. Rester dans le troupeau et surtout ne pas se distinguer, en mal ou en bien. Surtout pas en bien…
    J’ai refermé ton livre et j’ai comme un sale goût dans la bouche. Il y a plein de choses qui remontent à la surface. Des trucs que j’avais laissé tomber au fond pour ne pas que ça me pollue la cervelle. C’est comme
    une bouteille que tu viendrais de secouer : le vin, qui ne te paraissait pas si mauvais, est troublé par le dépôt qui reposait au fond et là, tu te dis qu’il te reste 10 ans à faire, 10 ans d’une mauvaise piquette qu’il va te falloir ingurgiter. En faisant bonne figure, pour inquiéter personne, et en tentant de garder un équilibre à peu près stable dans ton service et dans ton foyer.
    Mais quand même, tu repenses à ces années, vaines, dans une BAC, et celles encore plus pourries dans une salle de commandement, puis dans un bureau à côtoyer « ceux d’En-Haut ». Et tu te dis que finalement, la place d’un policier est sur le bitume et pas sur la moquette. L’air de la rue te paraît moins vicié, les malfrats plus sains que les sinistres chefaillons qui te commandent.
    Et puis, tu es cabot dans une brigade de roulement en province et tu règle des différents, tu ramasses des poivrots, tu prends des beignes et ta mère se fait plus insulter qu’elle ne l’a jamais été. Tu manipules des cadavres parce que le jeunot de SOS Médecins à oublié ses gants (le dernier en date étant un collègue de brigade, parti tout seul, victime d’une « longue maladie ». Pas celle qui mène au suicide. L’autre…).
    Mais tu gardes la tête haute car tu as encore tes principes, et tu peux encore te regarder, face au miroir. Tu sais que tu as aidé des gens, protégé des collègues, qui te l’ont bien rendu aussi. Et tu en a encore pour 10 ans, mais c’est pas grave, tu es avec tes potes, ta bande. Ta seconde famille. Tu es au taquet : brigadier 7ème échelon. Tu n’iras pas plus haut. Et c’est tant mieux. Tu ne deviendras pas comme eux. Tu resteras avec tes potes, à patrouiller et sillonner les rues en attendant l’appel 17, qui jalonne ta vacation de ses affaires à deux balles, ou d’autres qui finiront aux Assises.
    Merci, Marc, d’avoir remué tout ça. Tu as mis sur le papier, noir sur blanc, cash et sans détour, ce que beaucoup pensent et ressentent plus ou moins confusément, parce qu’ils n’ont pas osé, ou parce qu’il n’en ont pas le talent. Tu as réveillé beaucoup de choses. Des souvenirs, des odeurs, des sons, des impressions…
    J’ai aimé. Beaucoup. J’attends le second tome avec impatience.
    Merci encore.

  21. LAURENCE
    5 sur 5

    (client confirmé):

    Au delà d’un talent d’écriture émérite, un témoignage d’une réalité professionnelle remarquable. Je n’ai plus, en fermant ce livre qu’à vous remercier pour le paquet, la dédicace et souhaiter longue vie à l’Edition Rouge Sang sous le soleil breton.

  22. lordaxurit
    5 sur 5

    (client confirmé):

    Beau témoignage d’un ancien « collègue » que j’aurais aimé cotoyer en activité.
    On ne peut que se retrouver dans ce livre et dans plusieurs de ces affaires décrites avec minutie tel un bon enquêteur qui rédige ses constatations.
    Ce livre ne s’adresse pas qu’aux policiers, il ne laissera pas indifférent le « civil » qui en aura fait l’acquisition.

  23. NUSSBAUMER
    5 sur 5

    (client confirmé):

    Décrire les émotions suscitées par la lecture serait probablement trop glauque, trop noir, trop révulsant, en entame de mon propos. Disons plutôt que chaque page tournée est un coup, déstabilisant, porté là où ça fait mal, sensation digne d’un match de boxe, perdu d’avance et où le gong est toujours trop lointain. Pour autant, ce fut un « plaisir » que de se sentir moins seul, lire et ressentir des mots décrivant ce qui fait ce métier de chien, notre métier de chien. Aucun mot ne sera assez justement choisi pour relater ici le voyage proposé au travers de ce livre. Je ne peux qu’inviter chacun à dévorer se livre et à se faire sa propre opinion. Dans l’attente, je me replongerai encore et encore dans ce livre, histoire de me remuer les tripes. Parce que, au final quand le gong retentit, on se relève et on en veut encore… A quand la suite, le tome 2 ? Dans l’attente, encore merci pour la dédicace et bonne continuation… Longe vie à Rouge Sang éditions !

  24. sandrine
    5 sur 5

    (client confirmé):

    Bonjour,
    Je viens de finir avec plaisir et délectation « Métier de Chien », offert par l’un des votre avec une dédicace de votre part très sympathique. Je ne suis pas de la Grande Maison, mais d’une autre pas mieux lotie, pas mieux traitée. Mêmes causes, mêmes effets, même silence…. Merci pour ces mots sur les maux, qui permettent de ne plus fermer les yeux sur les réalités des Hommes… Merci pour tous mes amis en bleu qui n’ont pas toujours les mots…
    Amicalement
    Sandrine

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