Voila-l-aurore-couverture

Voilà l’aurore

Roman noir
4.44 sur 5
(9 avis client)

4.90 €7.49 €

Après dix-huit mois derrière les barreaux, Stan retrouve simultanément la liberté et la capacité de lâcher la bride à son ambition démesurée. Objectif : prendre du galon, tracer son chemin dans le cercle très fermé des truands patentés, grimper dans la hiérarchie de l’illégalité. Seulement gaffe, hors de question de retomber. Fini l’amateurisme et les comparses branquignollés. Terminé.

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Description du Produit

Après dix-huit mois derrière les barreaux, Stan retrouve simultanément la liberté et la capacité de lâcher la bride à son ambition démesurée. Objectif : prendre du galon, tracer son chemin dans le cercle très fermé des truands patentés, grimper dans la hiérarchie de l’illégalité. Seulement gaffe, hors de question de retomber. Fini l’amateurisme et les comparses branquignollés. Terminé. Durant son séjour au frais, Stan a accouché d’une pure idée, lumineuse, imparable, un truc à breveter. Il va l’appliquer. Seul contre tous. Déterminé. Et tandis qu’au plus profond des bois de la Sologne se déploient les joutes de la folie et de la cruauté, le destin – cet insatiable joueur de dés – va exaucer le fraîchement relaxé, plaçant sur son chemin un cartel d’individus à l’abyssale dangerosité.

Citation :

« Quand tu lances ta wago dans la vitrine d’une bijouterie place Vendôme, la préservation de la planète, rien à branler, pas vrai ?… »

Avis :

« Quand j’ai reçu « Voilà l’aurore » aux éditions Rouge Sang, je me suis retrouvé comme brutalement jeté ivre dans un torrent d’adrénaline avec « Rock n’ roll nigger » de Patti Smith à plein volume. Ce roman noir est un trait de coke littéraire. »

Marc Louboutin. Directeur de collections.

Informations complémentaires

Format(s)

Papier, Epub, Mobi

Nb de pages

294

Tailles fichiers

Epub : 270 Ko / Mobi : 863 Ko

ISBN Papier

979-10-92981-06-03

ISBN Epub

979-10-92981-07-0

ISBN Mobi

979-10-92981-08-7

Extraits

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9 avis pour Voilà l’aurore

  1. MASSART Jean-claude
    5 sur 5

    :

    Après  » Haut le chœur  » et sa symphonie sanglante, Rouge-Sang éditions nous livre  » Voilà l’aurore  » et ses jeux du cirque. Écriture taillée au cutter, économie de verbes, défilé de personnages dont certains sont juste survolés alors que d’autres tiennent le récit à bout de bras, mais dont le point commun semble être la propension à exister dans le sordide et le glauque. Ce roman nous embarque dès le début dans le monde des paumés, des marginaux se retrouvant manipulés par plus malins ou plus cinglés qu’eux, tout cela se payant au prix fort.
    On peut effectivement adhérer ou non à la forme du récit. Personnellement, elle ne m’a nullement gêné et j’ai trouvé qu’elle collait assez bien avec le personnage principal, Stan, dont le nom est et je ne pense pas que ce soit tout-à-fait un hasard, lui aussi taillé à la serpe ; ambition démesurée, urgence à entrer dans le monde des grands, tout doit aller vite pour lui, il a assez perdu de temps. Mais malgré ses grandes idées, il lui faut trouver des coéquipiers qui tiennent la route et ne pas se planter . . .
    Et ce commissaire, un vieux de la vieille issu de la base, usé et lassé par cette existence dédiée à la Justice, mais ayant côtoyé tellement de saloperies (et de salopards) qu’il aimerait pour sa proche retraite, changer radicalement de vie, quitte à . . .
    Et tou(te)s les autres . . .
    La morale de cette histoire, si toutefois on avait besoin d’en trouver une ? Le crime ne paie pas, ou pas toujours, ou alors dans certaines conditions, oui mais seulement si . . . non finalement ce n’est pas nécessaire. C’est chiant la morale !
    En bref, un défilé de ravagés comme on les aime. Un bouquin dont on a hâte de découvrir la fin mais qui nous fait dire lorsqu’on y parvient : Merde, déjà terminé !
    Vite, la suite Mr et Mme Rouge-Sang éditions Faut pas mollir !

  2. dauthie
    5 sur 5

    :

    Un scénario comme celui-là, n’importe quel auteur en aurait tiré 500 pages. Pas Damien. Avant de commencer, il faut partir d’un postulat : les codes et les règles, en matière de littérature, sont fixés pour les autres, pas pour lui. Dans certaines feuilles, ne cherchez pas la trilogie « sujet, verbe, complément ». Il s’en fout. On est dans l’écriture du ressenti immédiat, du visuel, du tactile… Dans d’autres passages, il les applique pourtant, les règles, avec bien plus de maestria que certains auteurs de « blanc ». Un peu comme dans son « Fin d’Amérique ». Ce livre est un accélérateur de particules, on a parfois envie de crier à l’auteur, à cet amoureux des belles mécaniques : « C’est comment qu’on freine ? » comme le grand Bashung. Et tout à coup, il trouve la pédale de frein le bougre, et là, on se trouve con comme un éjaculateur précoce. C’est beau, c’est bien… mais ça passe vite, beaucoup trop vite. Surtout pour un contemplatif comme moi, qui aime rétrograder dans la digression. Pas pour allonger la sauce, mais pour souffler un peu. Un livre à recommander d’urgence à ceux qui ont horreur de s’emmerder et qui ont du souffle. Des malfrats ? Y en a. Des belles bagnoles ? Y en a. Des jolies gueuses ? Y en a. Des fumiers de la pire espèce ? Y en a. Des rebondissements ? Y en a. Du Noir donc. Pas comme les autres, c’est sûr. Mais si tous les auteurs faisaient la même chose hein ?, je ne vous fais pas de dessin… Du Noir donc. Mais serré, très serré… et diablement efficace.

  3. Maud
    5 sur 5

    (client confirmé):

    Voilà l’aurore. Un véritable O.L.N.I (Objet Littéraire Non Identifié). Une claque . Une écriture originale, saccadée, qui donne un rythme effréné à ce thriller.
    J’avoue que j’avais un peu d’appréhension du fait de l’absence de dialogue, mais la construction, le style fait qu’il n’y a aucun temps morts. C’est vrai qu’il faut passer le cap des cinquante premières pages pour vraiment rentrer dans l’univers et prendre le rythme, mais ça vaut vraiment le coup.
    La façon dont Damien Ruzé nous décrit les lieux, les personnages ; le vocabulaire qu’il utilise et notamment l’argot très présent, m’a fait pensé à l’univers de Monsieur Audiard.
    Une très belle découverte, qui change des récits conventionnels.

  4. Rouge Sang éditions
    4 sur 5

    :

    Avis publié sur le blog « Black Novel » le 5 janvier 2014, par Pierre Faverolle.

    « J’avais énormément aimé son premier roman « Fin d’Amérique » pour son écriture et la maitrise de son intrigue. Changement de registre et de ton avec ce roman, portrait d’un voleur de voiture, trajectoire et chute d’un raté.
    Mon avis :
    Stan est un jeune qui vient de faire dix-huit mois de prison. Il ne veut plus y retourner, mais pour cela, il lui faut réaliser LE gros coup. Voleur de voiture, il a un truc infaillible. Cibler la boite ou le restaurant de luxe qui a un parking plein ou pas de parking. Le voiturier est alors obligé de garer la voiture dans la rue, à trois ou quatre minutes de là. C’est amplement suffisant pour prendre sa place et s’approprier une voiture comme il en a toujours rêvé ! Ce jour là, c’est une BMW qu’il emprunte. Même le bébé sur le siège arrière ne le désarçonne pas, il le laisse à l’abribus suivant. Son fourgue va alors le mettre sur le coup dont il rêvait.
    Écrit à la troisième personne du singulier, avec des bouts de phrases, ce roman dopé à l’adrénaline … voire plus, nous fait galoper de Paris à la Sologne pour suivre le parcours d’un jeune délinquant dont la destinée est déjà écrite. On n’a pas le temps de respirer, on suit ces morceaux de mots au rythme de sa course effrénée vers son rêve, qui pourrait bien devenir un cauchemar.
    A peine a-t-on le temps de respirer quand apparait au milieu du livre le commissaire Bohr, obsédé de films pornographiques en tous genres, ou Sawn, le boss qui va leur dégotter une bagnole à quatre cent mille euros à sortir d’un garage protégé par une combinaison, le lecteur court, de rues en rues, à en perdre haleine.
    Et même si parfois Damien Ruzé prend de l’avance, pas beaucoup, juste quelques dizaines de mètres, avec son style haché dans des paragraphes un peu trop long, il nous rattrape, nous prend par le col de la veste pour nous pousser à poursuivre l’aventure. Vous avez intérêt à avoir du souffle avant d’entamer cette course poursuite après nulle part, ce bon roman sait où il vous emmène et ça va vite ! »

  5. Rouge Sang éditions
    3 sur 5

    :

    Avis publié sur le blog littéraire « Garoupe », par Alexandre Burg, le 31 décembre 2013

    « Damien Ruzé fait se rencontrer plusieurs histoires a priori indépendantes et qui vont pourtant se rejoindre dans un final « explosif », c’est le cas de le dire. Stan, un ex-détenu qui croit avoir inventé la poudre, entendez avoir trouvé le filon juteux pour se faire une place au soleil de la truanderie, se fait recruter par un caïd pour un coup. Une pute, précédemment enlevée et séquestrée, fait l’objet d’une chasse à l’homme dont l’issue est inévitable. Un flic libidineux sur le tard décide de franchir le pas et de passer de l’autre côté de la barrière pour les beaux yeux d’une femme.

    Ce roman tient tout à la fois du bon et du moins bon. En parler relève de l’exercice équilibriste car ce qui peut m’avoir horripilé pourrait très bien représenter le Graal littéraire pour d’autres.

    La structure du roman est parfaitement maîtrisée. Les histoires se suivent d’abord en parallèle avant que les fils ne convergent vers un lieu unique, celui du dénouement. Là-dessus rien à dire.

    Les personnages sont plus ou moins fouillés selon leur degré d’importance dans le récit. On pourrait regretter que ceux du flic et de sa maîtresse ne soient pas plus développés. On s’attache à Stan, personnage de petite frappe qui a les yeux plus gros que le ventre, qui veut devenir caïd, pas forcément à la place d’un autre caïd, mais qui prétend ouvertement à son coin de ciel gris dans le monde du grand banditisme. On s’y attache parce qu’il est vivant avant d’être mauvais, parce qu’il a de l’ambition, parce qu’il a le courage de ses ambitions, aussi parce qu’on voudrait parfois le prendre par les épaules et lui dire qu’il se plante, qu’il devrait prendre parfois le temps de réfléchir. Il est dans l’instantané, dans l’action, rarement dans la réflexion.

    Il y a quelques passages très intéressant : réflexion sur la société, sur la place que peut y occuper chacun de nous, scène de bistrot où Stan joue au jeu de la salière avec une gamine, ne veut pas connaître le message de la salière pour garder une part de mystère alors que la fillette va lui prédire sa mort…

    Ces passages sont bien écrits mais ils ne sont pas assez nombreux et sont parasités par un style elliptique qui vire à l’épilepsie. Pas de sujet, pas de verbe, rarement un complément, les « phrases » se résument parfois à une succession plus ou moins longue de mots, d’adjectifs ou de verbes séparés par un point. Ce que je reprocherai à l’auteur ce n’est pas tant d’user de cette licence stylistique – ce n’est pas le premier et ce ne sera pas le dernier à le faire – mais d’en abuser et de parfois avoir tendance à cumuler les synonymes et d’être ainsi redondant dans son propos. Alors oui, cela donne au texte un aspect saccadé qui n’est pas forcément totalement étranger à l’état d’esprit des personnages (car ces passages correspondent quand même judicieusement à des pensées des protagonistes concernés et à leurs sensations qu’ils nous relatent) et représentatif de cerveaux sous l’emprise de la drogue (Stan assez régulièrement) ou d’un stress extrêmement puissant (la pute soumise à la chasse à l’homme). Mais que tout cela rend la lecture fastidieuse par rapport à la qualité certaine de la plume de Ruzé quand il se remet à écrire « normalement » !

    Dans la famille « abus de tournure de styles », je voudrai ensuite le niveau de langage. Pour une histoire qui se déroule en 2007, Ruzé choisit de placer dans la bouche de ses personnages un argot digne de dialogues d’Audiard et des « Tontons flingueurs » (à ce titre, le livre recèle pas mal de références et pas qu’aux films d’Audiard). C’est un peu pesant de lire à tout bout de champ que telle ou telle personne allume systématiquement une tige et pas une cigarette,… Qui plus est, Ruzé ne fait pas de différence de langage entre les flics, les voyous,… tous parlent le même langage. Un poil décalé donc à mon humble avis.

    En résumé : d’indéniables lourdeurs, quelques fulgurances intéressantes et une histoire plutôt bien troussée. »

    Notre réponse d’éditeur à cette critique construire et argumentée fut publiée le 7 janvier 2014 sur notre site, à cette adresse : http://www.rouge-sang-editions.com/2014/01/

  6. Rouge Sang éditions
    4 sur 5

    :

    chronique publiée sur le blog « le coin lecture de Nath » le 15 janvier 2014 :

    « Nous sommes le 5 septembre 2007. Stan sort de prison. Après 18 mois passés à l’ombre, il a bien l’intention de ne plus y retourner. Hors de question. L’amateurisme, c’est terminé.

    Il a une ambition : grandir. Il veut être libre, ne dépendre de personne et jouer dans la cour des grands.

    Parallèlement à cela on assiste dans les bois à une véritable traque, une course poursuite et une mise à mort d’une prostituée roumaine. On se joue d’elle, et comble de l’horreur, elle vit un réel cauchemar avant sa mort, ceci devant un public très fortuné.

    Stan veut être libre, je l’ai déjà dit. Il a trouvé le filon, il vole des tires, de très belles tires. Comment ? Son plan est simple, il repère les endroits luxueux pour gens friqués, il n’y a que du beau monde, des belles voitures. Son astuce : ces endroits sont sans parking avec un voiturier qui cherche de la place dans les rues avoisinantes. Il profite de son absence, et hop le tour est joué.
    Oui sa technique fonctionne bien , les belles tires, il les fourgue et empoche l’oseille.

    Un jour, en fourguant sa marchandise, il est abordé par Swan et se rend compte qu’avec lui, il va enfin pouvoir jouer dans la cour des grands. Fini ses petites combines, ils vont voir plus gros, beaucoup plus gros.

    Un autre personnage intéressant également l’inspecteur Bohr, mais je ne vous en raconte pas plus, je ne veux rien vous dévoiler si ce n’est que ces histoires différentes, ces destins qui n’ont rien en commun vont petit à petit se rapprocher. Cela se fait de manière naturelle, tout se croise jusqu’à une fin explosive, incroyable.

    J’ai vraiment eu le sentiment que l’histoire tout comme le rythme de l’écriture m’emmenait progressivement. On change de vitesse, on accélère et on est pris d’un vertige tellement cela est haletant. Je n’ai pas eu envie de lâcher le récit tellement tout était bien ficelé. Je ne suis pas encore trop habituée au genre, il faut s’accrocher parfois c’est souvent cru, dégueulasse, noir, vulgaire mais putain que ça le fait.

    Le ton de ma critique vous l’aurez remarqué n’est pas habituel, mais cela vous donne une mini idée du vocabulaire utilisé par Damien Ruzé, pas mal d’argot durant tout le récit, cela ne m’a pas dérangé. Flic ou voyou ont le même langage. J’avais l’impression d’être dans un film de Michel Audiard.

    Des phrases courtes, sans ordre, sans verbe parfois. Un style rythmé au diapason de l’histoire, on lit ce polar avec intensité. Les phrases sont un peu comme la respiration, l’excitation, comment dirai-je l’intensité des propos. On en a même le souffle coupé par moment.

    Il en ressort des réflexions intéressantes sur la notion de liberté.

    Une lecture aux antipodes de mes centres d’intérêt que j’ai vraiment appréciée et qui me donne envie d’approfondir le genre. »

  7. Rouge Sang éditions
    5 sur 5

    :

    Chronique de Carine Boulay parue le 5 février 2014 sur son blog : « le noir émoi ».

    « VOILÀ L’AURORE est le second roman de Damien Ruzé. Et c’est un roman noir, c’est annoncé sur la couverture ! A bon entendeur …

    Après dix-huit mois derrière les barreaux, Stan retrouve sa liberté. À présent plus de temps à perdre, il veut grimper les échelons du crime et prendre du galon en accéléré. Une seule idée en tête, un seul but : reconquérir sa ville, Paname.

    Simple, déconcertante et lumineuse, l’idée avait surgi lors de son séjour au mitard. Il allait jouer finement cette fois-ci et bien peaufiner sa méthode car il était hors de question de replonger. Il allait faire du fric, beaucoup de fric.

    Mais lorsque sa route croise celle de Swan, il décide de changer de braquet en intégrant son équipe. Le temps de l’amateurisme est aujourd’hui révolu.

    L’avenir ne lui souriait pas seulement, il étincelait …
    Lorsque Stan est recruté par Swan, il y voit comme un signe. Exit les branquignols, Swan c’est du solide, rien à voir avec les mecs avec qui ils bricolaient avant. Ambitieux, c’est enfin l’occasion pour Stan de toucher du doigt ce monde sur lequel il a si souvent fantasmé …

    J’ai lu VOILÀ L’AURORE comme on visionne un film, caméra au poing. Ce roman de Damien Ruzé est un film fait de mots issus du registre argotique. Langage particulier à la densité importante, ce qui apparaîtra comme un point fort pour certains se révèlera être une faiblesse pour d’autres.

    Et l’auteur ne se contente pas de cette ressource stylistique. Il crée une syntaxe heurtée en utilisant des phrases courtes, très courtes, se réduisant parfois à un simple mot. Un procédé qui rend le récit plus filmique encore.

    Atmosphère particulière, rythme frénétique et anti-héros, pas de tromperie sur la marchandise nous avons bel et bien affaire à un roman noir. Les amateurs devraient être servis, quant aux autres ils ne resteront pas insensibles face à ce roman, quoi qu’il en soit .

    Singulier, saisissant, déroutant, étourdissant, VOILÀ L’AURORE de Damien Ruzé est un mélange détonant et audacieux. Une lecture hors normes dans laquelle je me suis furieusement et plaisamment laissée embarquer. »

  8. Rouge Sang éditions
    4 sur 5

    :

    Critique du blog niçois « La griotte » publiée le 15 février 2014 :

    « Voilà l’horreur
    Tiens, voilà le dernier Ruzé : Voilà l’aurore. La Griotte qui l’a dévoré s’applique à en faire une chronique à la manière de… Ruzé. Première opé : le lire, le découvrir, s’en imprégner. Ni une ni deux, elle ouvre le bouquin. Bien aimé Fin d’Amérique. Pas de raison d’être déçue. Page de garde. Rires. Le Ruzé mesure 1 mètre 87 et « prétend mordicus apposer l’ultime paluche au roman noir définitif ». Second degré de bon aloi, ambition affichée. La Griotte continue donc sur sa lancée.

    Voilà l’aurore est carrément haletant. Phrases courtes et ciselées. Maîtrise de l’argot sans que ça ne sonne faux. Intrigues entremêlées. Ambiance glauque. Attachement aux personnages. Comme un parfum de Pulp Fiction de Tarantino.

    Héros bien dessinés, plus laids les uns que les autres. Stan, jeune branleur braqueur de voitures, sort de taule. Ambition démesurée. Pas à sa taille. Junkie qui veut s’élever. Dans une sordide histoire, tombé. Braquage qui foire.

    Déglingos collet monté qui nous rejouent « Les chasses du Comte Zaroff ».

    Voilà l’aurore ? Voilà l’horreur plutôt…. Joie de l’oxymore. Mais tous les ingrédients sont là. On est ferrés. Dès l’incipit. Le style est sec, l’intrigue trépidante, tout y est…

    Et même un clin d’œil discret à Audiard (p. 115) :

    Après tout, les putes clean, hein, c’est comme les poissons volants. Pas la majorité de l’espèce.»

    Juste une remarque. En passant. Swan, qui n’a rien d’un cygne, ou alors rasé, s’exprime avec le même style que le TON de la narration p.149. Erreur à éviter. L’écrivain narre et les personnages parlent.

    Au final, super bouquin. Par un mec qui mesure 1 mètre 87 et qui aime la chasse, faut le faire !

    Saluons au passage le remarquable travail du directeur de collection Marc Louboutin, découvreur de talents aiguilles (oui, Louboutin, comme son homonyme, créateur des fameuses shoes à la semelle rouge brillant dont Asma el-Assad, la meuf à Bachar, est friande). Ça tombe bien : la maison d’édition s’appelle Rouge Sang. Un rien fait rire la Griotte !

    Surtout que la Griotte croit savoir de source sûre et autorisée que son éditrice, Estelle Taburiaux, est une collectionneuse presque compulsive et amoureuse des souliers de qualité, et qu’elle possède pas moins 137 paires de chaussures (un minimum légal !). La boucle est bouclée non ?! « 

  9. artigues
    5 sur 5

    (client confirmé):

    Dauthie a trouvé la bonne parole: « c’est comment qu’on freine? ». Une lecture en apnée. On est happé par la vie de ce personnage et on sombre avec lui pour finalement… Ha non! je ne vous dirais pas la fin. Mais j’ai pris un réel plaisir à lire ce livre de voyou quand mon habitude préfère les livres de flics. Un livre bien sombre, bien noir, bien comme j’aime.

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